Le mot du dirigeant

José Szymaniak

Edito de José Szymaniak

Directeur de l'ADAV

Depuis la fin des années 90, les colonies de vacances remplissent de moins en moins leur objectif de mixité sociale, sont de plus en plus coûteuses, et leur fréquentation diminue. La « colo » d’antan est à la peine et c’est pourquoi en 2018, l’ADAV Vacances & Voyages a décidé de la relancer via deux de ses nouveaux séjours d’été, « Vive la montagne » et « les randonnées alpines » à Aussois (Savoie) en remettant l’animation plus que la consommation au cœur de la colo.

En 2016, 1,2 million de Français ont fréquenté des colonies de vacances ou centres de loisirs. Les colonies de vacances se sont réinventées ces vingt dernières années, jusqu’à en oublier leur rôle premier : favoriser la mixité sociale et éduquer au vivre ensemble.

 

Un constat : les classes sociales se mélangent de moins en moins. Entre les familles modestes qui peuvent bénéficier d’aides publiques et les familles aisées qui sont en capacité de payer, il faut reconnaître que les classes moyennes ont de plus en plus de difficultés à sortir de 1200€ à 1500€ pour deux semaines de vacances. L’ADAV a donc décidé de mener une politique de prix conséquente et de proposer 75% de ses séjours d’été à un tarif inférieur à 1000 €.

 

Un autre questionnement qu’il nous faut également afficher : la baisse des dotations de l’Etat aux  collectivités va-t-elle encore plus impacter le monde des colonies de vacances ?

Les collectivités territoriales et les associations avaient déjà bien du mal, dans le contexte économique actuel, à maintenir leurs offres à bas coûts. Ne vont-elles pas purement et simplement enlever les séjours de vacances pour enfants et adolescents de leurs actions sociales ?

Et pourtant doit-on tout ramener à la conjoncture économique et oublier que les colonies de vacances sont aussi un formidable moment d’apprentissages, un lieu de rencontres, une opportunité de développer l’autonomie des enfants et des ados, d’apprendre la vie en collectivité, le savoir-vivre ensemble … et par les temps qui courent,

CELA N’A PAS DE PRIX.

José Szymaniak

4 raisons de choisir l'Adav